Un module, pas un appareil fini
Attention à ce que vous achetez : il s’agit d’un module caméra thermique destiné à l’intégration — sur un drone, un système embarqué ou une installation fixe. Il n’a ni écran, ni batterie, ni boîtier d’utilisation directe. C’est le cœur optique et électronique, à connecter à votre propre système.
Un détecteur 640 × 512 — le haut du panier
La résolution de 640 × 512 est celle des équipements professionnels : quatre fois plus de pixels qu’un 320 × 240, et près de sept fois plus qu’un 256 × 192. En pratique, cela veut dire identifier ce qu’on détecte, au lieu de se contenter de savoir qu’il y a quelque chose.
Le détecteur est un plan focal non refroidi en VOx (oxyde de vanadium) à pixels de 12 µm, avec une réponse spectrale de 8 à 14 micromètres — la fenêtre atmosphérique où le rayonnement thermique des corps traverse le mieux l’air.
NETD inférieur à 25 mK
C’est la meilleure sensibilité de tout notre catalogue. L’appareil distingue des écarts de deux centièmes et demi de degré. Le fabricant illustre bien la différence entre 60, 50, 40 et 25 mK : à 25 mK, la texture même de la scène apparaît, là qu’à 60 mK on n’a qu’une silhouette sur un fond uniforme.
50 Hz — pas d’image saccadée
La cadence de 50 images par seconde est essentielle sur un drone : à 25 Hz, un vol un peu rapide produit une image qui traîne et saute. À 50 Hz, le rendu reste fluide, sans perte de trame.
Portées annoncées (objectif 9 mm)
Le fabricant distingue trois seuils, ce qui est la bonne façon de présenter les choses :
- Détection : 900 m — vous savez qu’il y a quelque chose
- Reconnaissance : 225 m — vous savez de quel type d’objet il s’agit
- Identification : 113 m — vous identifiez précisément
Une version à objectif de 4 mm existe, avec un champ plus large (42° × 32,1°) et des portées réduites de moitié.
23 grammes
Sur un drone, chaque gramme se paie en autonomie. Ce module pèse 23 grammes pour 21 × 21 × 29,8 mm et consomme moins de 0,8 watt. Il résiste à des chocs de 80 g sur 4 ms.
Interfaces d’intégration
Sortie vidéo analogique CVBS au format PAL — compatible avec les systèmes FPV classiques — et interface de contrôle UART pour piloter les réglages depuis votre propre électronique. La calibration et la correction de non-uniformité (NUC) se commandent par protocole série.
Caractéristiques
- Référence : série CV — version CV640-9
- Détecteur : plan focal non refroidi VOx, 640 × 512, pixels 12 µm
- Réponse spectrale : 8 à 14 µm
- Sensibilité (NETD) : ≤ 25 mK (f/1.0, 300 K)
- Cadence : 50 Hz
- Focale : 9 mm (version 4 mm également disponible)
- Champ de vision : 46,2° × 37,7°
- Détection / reconnaissance / identification : 900 m / 225 m / 113 m
- Sortie vidéo : CVBS analogique, format PAL
- Contrôle : interface UART
- Modes pseudo-couleur : blanc chaud, noir chaud
- Zoom numérique : 1x à 8x
- Réglages : luminosité, contraste, amélioration d’image
- Obturateur : mécanique, mode automatique
- Alimentation : 4,5 à 18 V — consommation ≤ 0,8 W
- Température de fonctionnement : -20 °C à +60 °C
- Résistance aux chocs : 80 g / 4 ms
- Poids : 23 g — Dimensions : 21 × 21 × 29,8 mm
À qui il s’adresse
Intégrateurs, opérateurs de drones professionnels, recherche et sauvetage aérien, surveillance de site, inspection d’ouvrages, comptage de faune par voie aérienne, projets d’électronique embarquée.
Ce module demande des compétences d’intégration : alimentation régulée, récupération du flux CVBS et éventuellement pilotage UART. Ce n’est pas un appareil utilisable tel quel. Si vous cherchez une caméra thermique prête à l’emploi, orientez-vous vers nos monoculaires et détecteurs. Rappel : ne dirigez jamais l’objectif vers le soleil ou une source lumineuse intense, cela détruirait le détecteur de façon irréversible.
































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